Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 11:28

Gary Taubes : les recommandations nutritionnelles rendent les gens malades

•Gary Taubes est le plus célèbre journaliste scientifique américain. Ses livres ont été récompensés par plusieurs prix.

•Son dernier livre s’appelle "FAT- Pourquoi on grossit". Il est considéré par de nombreux spécialistes comme le livre de nutrition le plus important de ces dernières décennies,

•Selon Gary Taubes, la théorie sur laquelle est basée la gestion du poids (moins de calories, moins de graisses, plus d'exercice) est fondée sur de la mauvaise science, et les messages nutritionnels actuels font fausse route.

•Sa démonstration s'appuie sur près de deux siècles d’histoire des sciences passionnante pour terminer par une conclusion stupéfiante, voire choquante pour certains, sur les vraies raisons du surpoids. Entretien avec un auteur qui dérange.

 

 

Dans "FAT - Pourquoi on grossit", tu dis que le conseil de suivre un régime pauvre en graisses est une fumisterie.

Gary Taubes. C'est exact. Lorsque tu regardes attentivement les données, il n'y a aucune preuve réelle que cette approche fonctionne. Manger des aliments peu gras ne va pas te faire perdre du poids à long terme. Tu peux perdre un peu de poids au début, mais au bout de six mois, tu commences à le reprendre. Pourtant, depuis 40 ans on a dit aux Américains de manger moins de graisses et de calories. Le résultat c’est que nous n’avons jamais été aussi gros et autant malades du diabète.

Mais les aliments gras ne sont-ils pas mauvais pour le cœur et synonymes de cholestérol élevé ?

C’est tout aussi faux. C’est à cause de ce type d’affirmations que je me suis mis à écrire sur ce sujet. Je faisais des recherches sur les origines de l'épidémie d'obésité, quand je suis tombé sur les résultats de cinq essais cliniques qui essayaient de prouver que si nous suivons un régime pauvre en graisses avec moins de calories, alors les analyses de sang seront meilleures, les facteurs de risque baisseront et on maigrira.

 

Qu'est-il arrivé ?

Les personnes qui suivaient un régime riche en matières grasses et qui mangeaient globalement plus ont perdu plus de poids, ont connu une baisse de la pression artérielle et des triglycérides et leur taux de bon cholestérol a augmenté. Ce que ces essais ont vraiment montré, c'est que si nous disons aux gens de faire précisément ce qui selon les nutritionnistes devrait les tuer, eh bien ils perdent du poids et leurs facteurs de risque cardiovasculaire s’améliorent.

 

Comment est-on arrivé à conseiller des régimes qui rendent les gens malades ?

Nous avons été conduits dans deux voies de garage. La première est l'hypothèse calories consommées/calories dépensées. Il semble logique de penser que l'on a besoin de brûler ce qu'on a mangé – cela ressemble à une loi de la physique. Si vous mangez plus que ce que vous dépensez, vous allez grossir. Mais c'est tout simplement faux. C'est comme si on disait que le soleil tourne autour de la Terre.

 

Et l'autre voie ?

On nous dit que les graisses nous font grossir et nous font risquer l’infarctus. Cette affirmation est basée sur de la mauvaise science. Certains personnages influents dans le monde de la nutrition dans les années 1950 et début des années 60 en sont venus à croire cela, mais ce n’était fondé sur aucune recherche significative. Lorsque qu'ils ont conduit des études, ils n’ont pas réussi à le confirmer.

 

Mais alors, pourquoi cette école de pensée a survécu ?

En partie parce que la recherche coûte énormément d’argent ! Si les autorités sanitaires demandent aux organismes de recherche comme les NIH aux Etats-Unis ou l’Inserm en France de dépenser des milliards pour tester l’hypothèse qu’un régime alimentaire riche en graisses conduit à l’infarctus, il vaut mieux que les résultats soient positifs. Des résultats positifs permettent de recevoir d’autres financements. Les résultats négatifs sont importants en science, mais en politique c'est une autre histoire. Il ya un problème fondamental dans la façon dont nous abordons la science de la santé publique.

 

Donc ce concept non prouvé est devenu un fait

Une fois que tout le travail a été fait, que l'argent a été dépensé, les scientifiques avaient besoin de nous convaincre qu'ils avaient raison. Rapidement, cette idée a acquis une vie qui lui était propre. Article après article on nous a expliqué comment les matières grasses tuent les gens. A coups de manchettes dans tous les grands journaux. Après un certain temps nous l'avons cru parce qu'il semblait fou de ne pas le croire.

 

Si leur théorie était fausse, pourquoi devenons-nous gras ?

Nous grossissons parce que nous déréglons notre tissu adipeux. Ce sont des nutriments particuliers de l’alimentation qui en sont la cause.

 

Les glucides ?

Oui, les sucres sont en cause. Une fois que les gens ont cru que les graisses nous rendaient malades, la pensée dominante, c’est qu'au lieu de manger des graisses nous devrions manger un paquet de glucides. Donc, la base de la pyramide alimentaire - ou en France le socle des recommandations du Programme national nutrition santé - est bien connue : manger tous les jours des féculents - pâtes, pain, pommes de terre. Fait intéressant, jusqu'aux années 1960, l’opinion dominante en science et en médecine, mais aussi dans la population, c'est que les glucides faisaient grossir. C’est ce que pensait ma mère. Il y a un titre d’un article d'un journal médical des années 1960 que j'aime, c’est que "Toutes les femmes savent que les glucides font grossir." Ce qui est drôle, c'est qu'ils avaient raison. Ces sucres nous engraissent. Et dans les années 1960, au moment même où on comprenait pourquoi les glucides étaient mauvais pour la santé, nous avons jeté le paradigme et l’avons remplacé par l'idée que les féculents sont des aliments diététiques et sains, bons pour la ligne et le cœur. Pas étonnant que cela corresponde au début de l’épidémie d'obésité.

 

Comment agissent les glucides ?

Tout revient à l’insuline. L'insuline est une hormone qui agit pour vous faire stocker des calories sous forme de graisse dans les tissus adipeux. L'insuline, de concert avec le sucre sanguin plus élevé, c'est ce qui fait qu’une cellule adipeuse grossit. Et plus les glucides sont raffinés, plus ils sont faciles à digérer, plus la nourriture est sucrée, plus l'insuline s’élève.

 

Pourquoi avons-nous tant envie de glucides ?

Ceci est encore une hypothèse. Lorsque tu manges des glucides, letaux de sucre sanguin augmente. L'insuline est sécrétée, et ton corps dit à tes cellules de brûler ce sucre sanguin en priorité, de stocker des graisses pour plus tard. Quand l'insuline retombe, on devrait libérer les graisses stockées et les brûler. Mais si l'insuline reste élevée, ce qui arrive quand on mange beaucoup de ces aliments riches en glucides – les sucreries et les boissons sucrées, en particulier - le corps continue à dire aux muscles de brûler des glucides, même si on n'en a plus à brûler. Donc, on a envie d’en reprendre. C'est comme si il n'y avait qu'un seul nutriment que votre corps puisse utiliser, ou veuille utiliser, comme carburant - les glucides.

 

Pourquoi ai-je plus envie de Coca-Cola et de cookies que de pommes de terre ?

Le sucre est particulier. Le sucre active dans le cerveau les mêmes circuits que ceux de la dépendance à la drogue.

Les enfants adorent les glucides. Est-ce qu’on les programme pour être obèses en les laissant répondre à leurs envies ?

Ca me fait peur de voir à quel point les enfants sont obsédés par les glucides. Dans le livre, je parle d'un cercle vicieux : les femmes sont de plus en plus plus lourdes pendant la grossesse, si elles sont obèses ou diabétiques, qu’elles développent un diabète gestationnel, elles donnent naissance à des enfants qui sont plus susceptibles de devenir obèses ou diabétiques une fois adultes. Génération après génération. Ce qui entraîne des taux d’insuline plus élevés. Donc les organismes apprennent à considérer les glucides comme les meilleurs nutriments à brûler une grande partie de la journée. Sommes-nous en train de donner naissance à des enfants qui, d’une génération à l’autre, auront toujours besoin de plus de glucides, ce qui les condamnerait à des problèmes de santé plus tard ? C'est possible.

 

Est-ce que tu limites la consommation de tes propres enfants en sucres et glucides ?

J'essaie de leur éviter de manger du sucre sans être un fanatique et de limiter les sucres raffinés, les glucides et les féculents. Je n’aime pas quand les parents des enfants en surpoids les forcent à courir ou à manger moins. Ils ne peuvent pas courir parce qu’ils stockent l'énergie sous forme de graisse. Ils ont faim parce qu'ils mangent les mauvais aliments. Les efforts pour les faire maigrir en les affamant ou en leur faisant faire de l'exercice sont mal venus. Le problème n'est pas qu'ils sont sédentaires. C'est un effet secondaire de la dérégulation de leur graisse.

 

Tout le monde doit éviter les glucides ?

Tout le monde ne doit pas suivre le régime Atkins, ce n'est pas mon message. Je veux faire passer l’idée simple que certains aliments font grossir et d'autres pas. La quantité et la qualité des glucides, c’est ce qui fait que le repas fait grossir ou pas. Les aliments sans glucides ne font pas grossir, de sorte qu'on peut en manger autant qu'on le souhaite, c’est le principe d’Atkins. On n’a pas besoin de manger plus que de raison, mais on n’a pas à s’inquiéter de prendre du poids. Les aliments sans glucides ne font tout simplement pas grossir.

 

Quels sont ces aliments ?

Eh bien, les aliments qui contiennent peu de glucides ou dans lesquels les glucides sont liés aux fibres et qui sont donc digérés relativement lentement. Le premier groupe est politiquement incorrect, parce que ce groupe comprend pratiquement tous les produits d'origine animale - viande, poisson, volaille, œufs, fromage, beurre. Le deuxième groupe est celui des légumes verts comme le brocoli, les épinards, le chou frisé…

 

Comment peut-on améliorer immédiatement son alimentation ?

En arrêtant de manger des glucides facilement digestibles et des sucres. Là encore, ces aliments font grossir, et si on ne les mange pas, on sera en meilleure santé. Et ce sont presque certainement les mêmes qui favorisent les maladies cardiaques, le diabète, et je dirais même le cancer et l'Alzheimer. Je rêve que dans cinq ans quand quelqu'un en surpoids ira voir son médecin, celui-ci au lieu de lui dire « Mangez moins et faites plus d'exercice », lui dise « Ces aliments font grossir -. les aliments riches en glucides et les sucreries. N’en mangez plus. »

 

C’est terrible de se dire qu’on n’a même plus droit à un petit gâteau !

J’ai écrit ce livre aussi bien pour les gens qui s'inquiètent de leur poids que pour les médecins qui traitent les personnes obèses. Si tu veux perdre 3 ou 4 kilos, peut-être que tu dois simplement renoncer au sucre, ou manger des pâtes moins souvent. Pour quelqu'un en surpoids de 30 kilos qui veut être aussi mince que possible, il faut faire plus. C’est une question de dose. Les changements à accomplir dépendent de votre corps et de l’ampleur du problème. Pour quelqu'un qui pèse 130 kilos, la modération ne fera probablement pas beaucoup de différence. Pour quelqu'un qui a pris 10 kilos depuis la fin des études, peut-être que la simple modération est la réponse et le petit gâteau occasionnel n'est pas un problème.

 

Tu écris que l’exercice ne fait pas maigrir. Pourquoi alors les coureurs à pied sont-ils si maigres ?

Nous pensons que c’est la course qui les a rendus maigres, mais ce raisonnement n’est pas bon. Les gens plus maigres courent mieux que les autres, et ils sont donc plus susceptibles de courir. La raison pour laquelle les gens maigres sont de bons coureurs c'est parce que leurs corps veut brûler leur énergie, plutôt que la stocker sous forme de calories. L'énergie les pousse à devenir coureurs.

 

Tout le monde ne peut pas faire de course à pied ?

Non, contrairement à ce qu’on croit, tu ne peux pas prendre une personne sédentaire et l'obliger à faire de l’exercice et s’attendre à ce que la graisse fonde et que cette personne soit mince. Tu ne peux pas affamer une personne obèse, pas plus que tu ne peux transformer un basset en lévrier en le forçant à courir. Tu te retrouveras avec un basset épuisé et affamé. Et au fil du temps, s’il a accès à la nourriture, ce basset reprendra du poids parce que c'est sa nature. La même chose est vraie pour ceux d'entre nous qui sont gras, mais cette nature dépend de l'environnement alimentaire – un environnement riche en glucides.

 

Que faut-il faire?

Nous n'avons pas à manger les aliments qui favorisent la graisse. Dans les aliments allégés on a remplacé la graisse par des glucides. Donc, si tu manges des céréales avec du lait écrémé et des yaourts zéro pour cent, tu manges d’une manière qui favorise l'adiposité. Si tu supprimes les glucides, tu peux être considérablement plus mince.

 

J’imagine que tu as supprimé les glucides. Rien ne te manque ?

Les pâtes. Et le jus d'orange le matin. Heureusement, je suis un carnivore, donc je suis heureux de manger de la viande tout le temps. Non pas qu’il faille manger de la viande pour ne pas manger de glucides. Je mange des légumes verts parce que ma mère m'a appris à les manger, et je les aime. Je mange probablement plus de légumes qu’avant parce que je les mange à la place des féculents. Je mange beaucoup d'œufs et de bacon, beaucoup de bœuf et de poulet.

 

Est-ce qu’on a moins envie de sucreries quand on arrête d’en manger ?

Ce goût pour le sucré disparaît. C'est comme toute dépendance. Quand j'étais plus jeune je fumais - et je ne pouvais pas imaginer la vie sans cigarettes. Mais quand j’ai arrêté, l’envie de fumer a duré environ trois semaines. Puis il y a eu deux années au cours desquelles les cigarettes m’ont simplement manqué, je devais toujours être sur mes gardes pour ne pas me remettre à fumer. Mais après un certain temps, je ne pouvais pas imaginer revenir en arrière, et j'ai trouvé difficile d'imaginer pourquoi j’avais jamais fumé. C'est vrai de la nicotine, des mauvaises relations et des glucides.

 

Quels ont été les résultats pour toi ?

Les histoires personnelles comme la miennne sont anecdotiques, elles n’ont pas de valeur scientifique. Mais j'ai d'abord essayé ce régime comme on tente une expérience il ya 10 ans - un économiste du MIT (Massachusetts Institute of Technology) m'avait suggéré d'essayer - et j’ai continué. Je pèse 4 kilos de moins, mais je gagnais un kilo par an à l'époque, donc je pense que je pèse 12 à 13 kilos de moins que ce que je pèserais si je ne suivais pas ce régime. J’ai plus d'énergie. J'ai besoin de moins de sommeil. Ma peau est de meilleure qulaité. Je pourrais continuer à énumérer les bénéfices, mais cela ressemble à une réclame, ce qui est précisément ce que j'essaie d'éviter.

 

Ta conclusion ?

Le message de ce livre, c'est qu’il s’agit de science, et lorsqu’on étudie les données scientifiques sans a priori, les choses sont claires. link

Par Mistral - Publié dans : nutrition
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 17:28

Certains aliments peuvent vous aider à lutter contre le froid. Découvrez lesquels.

 

Lorsqu'il fait froid notre organisme met en route une série de mécanismes pour augmenter notre chaleur corporelle et maintenir nos organes vitaux à l'abri du danger. Augmenter la chaleur c'est produire de l'énergie. L'ensemble de ces opérations s'appellent la thermogenèse. C'est par exemple ce qui se produit quand vous grelottez à cause du froid : ces micro-mouvements musculaires produisent de la chaleur.

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En dehors de plusieurs couches de vêtements, de gants et d'un couvre-chef, une bonne alimentation peut permettre d'augmenter la thermogenèse ; certains aliments y parviennent même très bien. Ces aliments qui augmentent la thermogenèse vous permettront d'avoir moins froid mais aussi d'être moins fatigué et de moins grossir pendant l'hiver. En effet, la thermogenèse est la plus efficace lorsqu'elle active l'utilisation des graisses pour fournir de l'énergie.

 

Le café

Même à faibles doses le café est efficace pour activer la thermogenèse (1 - 3). Un grand café corsé peut augmenter la dépense d'énergie de 4%. Une consommation répétée de cafés au cours de la journée peut augmenter la dépense d'énergie totale jusqu'à 13% (4). De plus, cet effet s'accompagne d'une augmentation de l'utilisation des graisses pour fournir de l'énergie. Dis autrement cela signifie que si vous mangez comme d'habitude, vous perdez du poids. Alors si vous ressentez l'envie d'en boire plus quand il fait froid, n'hésitez pas. Attention toutefois, le café élève pour plusieurs heures les hormones du stress, donc prudence chez les personnes anxieuses et les mauvais dormeurs.

 

Le thé vert

Le thé contient des substances de la famille des polyphénols, dont les catéchines, qui semblent pouvoir augmenter la dépense d'énergie comme la caféine (5). Les catéchines empêcheraient la dégradation de la noradrénaline un neurotransmetteur dont le rôle est d'activer les cellules graisseuses et de favoriser le déstockage des graisses. La catéchine efficace s'appelle épigallocatéchine gallate (ECGC) et elle agirait surtout en synergie avec la caféine (que le thé contient déjàa mais dans une quantité moindre que le café) (6). On peut donc se contenter du thé, mais pour un effet optimal, il faudrait soit boire du café et du thé au cours de la journée soit prendre un complément alimentaire qui contient les deux substances actives (caféine et ECGC). En raison des variations importantes selon les types de thés et leur mode de préparation il est difficile de déterminer combien de tasses de thé sont nécessaires pour un réel effet mais l'ECGC serait efficace dès 270 mg par jour.

 

Le piment

Vous avez des vapeurs après avoir mangé un plat pimenté ? Eh bien oui, ce n'est pas qu'une impression. Le piment modifie l'activité du système nerveux autonome et active la thermogenèse via la capsaïcine, son ingrédient actif (7). Comme le café il peut vous réchauffer en facilitant la perte de poids (8). L'effet est proportionnel à la dose mais si vous n'êtes pas habitué, augmentez votre consommation progressivement. Vous risqueriez un léger malaise gastrique. Prudence chez les personnes qui souffrent de maladie auto-immune car le piment facilite la perméabilité intestinale, donc ouvre la voie à la présence d'antigènes dans le sang, qui pourraient exacerber des réactions auto-immunes.

 

Le gingembre et le poivre noir

Le gingembre contient du gingerol et le poivre noir de la pipérine. Ces deux ingrédients font partie de la même famille que la capsaïcine du piment même s'ils sont beaucoup moins puissants. Ils restent efficaces pour lutter contre le froid (9).

 

Les protéines

Les protéines sont les macronutriments qui ont l'effet thermique le plus élevé comparativement aux glucides ou aux lipides. Ne les négligez donc pas en hiver. Les protéines animales se trouvent dans les viandes, poissons, laitages et oeufs, les protéines végétales dans les légumes à feuilles, le soja, les légumineuses accompagnées de céréales et les oléagineux secs.

 

Les oméga-3

Les acides gras oméga-3 sont une famille de graisses polyinsaturées. Les oméga-3 dits "à longue chaîne" se retrouvent dans les poissons gras. Quelle est la caractéristiques de tous ces poissons riches en oméga-3 ? Ils nagent en eaux froides. En effet, les oméga-3 ont la particularité d'être très rapidement mobilisables par l'organisme en cas de besoin pour fournir de l'énergie. Ainsi, un bon stock corporel d'oméga-3 permet ainsi de mieux se protéger du froid (10, 11). Pour cela, vous pouvez consommer du poisson gras deux à trois fois par semaine, voire des capsules d'huile de poisson.

 

L'huile vierge de noix de coco

A l'inverse des oméga-3, les graisses saturées sont préférentiellement stockées plutôt qu'utilisées pour fournir de l'énergie. Il faudrait donc plutôt les réduire (viandes grasses, fromages, etc.) (12). Cependant, il existe un autre type de graisses saturées peu courantes dans l'alimentation qui sont elles capables de fournir de l'énergie très rapidement. Il s'agit des triglycérides à chaînes moyennes (TCM). Les TCM se trouvent en grande quantité dans l'huile vierge de noix de coco (que l'on se procure facilement en magasin biologique). Une étude a montré que la consommation de 5 à 10 g de cette huile aux trois repas principaux augmentait la thermogenèse de 5% (13).

 

Attention aux régimes

Vous êtes constamment fatiguée ? Vous avez toujours froid ? Si le phénomène perdure, vous devez consulter un médecin car ces symptômes peuvent signaler un trouble ou une maladie. En revanche, si vous suivez un régime amincissant drastique, la fatigue et le froid sont des symptômes normaux. Néanmoins ils vous fragilisent face aux affections hivernales : relâchez un peu vos efforts ou choisissez un régime plus souple.link

Par Mistral - Publié dans : nutrition
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:54

ça c'est de la nouvelle ! Pour que notre cerveau carbure, que notre peau soit belle, il faut mettre de l'huile dans nos habitudes alimentaires. Car du gras, oui il en faut ! Reste à savoir lequel et en quelle quantité.

 

bleu blanc coeur

 

Ceux qui, élevées à la mode du light, pensent encore que, sur une étiquette, la mention "sans matières grasses" veut automatiquement dire "bon pour la santé" se trompent... lourdement. Car non, ce n'est pas parce qu'on supprime le gras de son assiette qu'on va vivre centenaire ou qu'on va fondre comme neige au soleil. Et ce n'est pas non plus parce qu'on mange gras, qu'on grossit.

 

D'où cette question, du gras oui il en faut mais lequel et en combien de quantités ?

 

Selon un avis rendu par L'ANSES(anciennement AFSSA : agence française de la sécurité sanitaire), il faudrait, sur les 2000 calories qu'un adulte consomme quotidiennement, que 35% voir 40%, proviennent des graisses.

 

La vrai question à se poser est de savoir quelles graisses mettre dans son assiette. On en distingue 4 types :

Celles dont on a besoin mais que l'organisme ne sait pas produire tout seul (généralement d'origine végétale : oméga 3)

Celles dont le corps sait fabriquer, mais qu'on peut consommer en plus pour l'aider (graisses animales)

Celles qu'on doit eviter (graisses industrielles)

Celles qui sont neutre d'un point de vue nutritionnel (ex : huile d'olive)

 

En plus de ça, il faudrait aussi veiller à équilibrer nos apports en oméga 3 et oméga 6. Actuellement, notre alimentation est trop riche en oméga 6(présents dans les huiles (tournesol), la viandes,et les oeufs standards) et déséquilibré en oméga 3 (poisson gras, lin, colza...).

 

D'où la nécessité d'avoir une approche différente. Prenons un exemple : On a l'habitude d'opposer les mauvaises graisses de la viande aux bonnes graisses du poisson, mieux vaudrait en fait manger un steak bien rouge issu de la filière Bleu blanc coeur(riche en oméga 3, nourris avec des élements sains(lin, luzerne, herbe...),) qu'un saumon d'élevage, qui aura été engraissé à la farine et bourré d'antibiotiques.

 

Pour nous aider à trouver le bon équilibre alimentaire, on peut pratiquer différentes méthodes :

- Utiliser 2 huiles pour cuisiner : Olive pour faire revenir les aliments dans la poêle et Colza pour la vinaigrette ou les assaisonnements après la cuisson. Veuillez à bien choisir l'huile de préférence bio et première pression à froid.

- Consommer du poisson gras au moins deux fois par semaine : Leur apport en oméga 3 exerce un rôle nutritif sur tout le système nerveux.

- Avoir du bon sens et privilégier le goût du bon produit link

 

Pour en savoir plus sur la filière Bleu Blanc Coeur : link

 

Par Mistral - Publié dans : nutrition
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 20:42

 

Les crèmes que l'on applique sur la peau ne sont pas les seuls éléments dont elle a besoin. Notre peau est également nourrie de l'intérieur grâce à notre alimentation quotidienne. Quels sont les meilleurs nutriments pour prévenir le vieillissement de notre peau ?

 

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Quelle alimentation pour une belle peau ?

Mangez des oméga-3

Ces acides gras que l'on trouve essentiellement dans les poissons sont utiles pour préserver la souplesse de la peau. Il ne faut donc pas hésiter à mettre régulièrement au menu (plusieurs fois par semaine) : maquereaux, sardines, saumon, hareng, anguille. On trouve également des oméga-3 dans les huiles végétales. Privilégiez les huiles de première pression à froid.

 

Faites le plein de vitamine A

L'organisme transforme la vitamine A en bêta carotène, des pigments qui aident la peau à se protéger des rayons UV. Cette vitamine A se trouve dans les œufs, le beurre et le foie, mais aussi largement dans tous les fruits et légumes colorés : carotte, abricot, melon, etc.

 

Vitamines C et E, des antioxydants précieux pour la peau

Les antioxydants sont des molécules antivieillissement (ils aident à lutter contre les radicaux libres). On trouve de la vitamine C dans de très nombreux fruits et légumes, à commencer par les agrumes (oranges, pamplemousses, citrons…), mais aussi dans les kiwis, les choux, les tomates, les poivrons, les fraises, les groseilles, etc. Quant à la vitamine E, elle est présente dans les huiles végétales (tournesol), le germe de blé et les fruits oléagineux (noisettes, amandes…).

 

L'huile de bourrache hydrate la peau

En cas de peau sèche, pensez à introduire dans votre alimentation un peu d'huile de bourrache, ou bien de l'huile d'onagre, de pépins de cassis ou de kiwi. link

 

Article publié par Isabelle Eustache 

Sources : " Une belle peau pour la vie ", Sylvie Charier, Editeur Jean-Claude Gawsewitch

Par Mistral - Publié dans : Beauté, bien être
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 18:22

•Jan Polak est créateur de la Brachy-Myothérapie, une méthode douce de traitement des douleurs articulaires et des névralgies.

•Il nous explique sa vision des douleurs articulaires qu'il développe également dans plusieurs ouvrages et sur son site : http://www.brachy-myotherapie.com/

 

La Nutrition.fr : Quelle est votre interprétation de l’arthrose ?

Dr Jan Polak : La notion d’arthrose en tant que cause de douleurs articulaires ou de limitation de mouvement n’a, notons-le, jamais reçu ne serait-ce qu’un début de preuve scientifique, mais tout le monde, y compris le corps médical, s’en va pourtant la répétant. Comme le disait Gandhi, parfois l’erreur commune finit par tenir lieu de vérité...

 

Une première constatation permet de mettre sérieusement en doute cette théorie : les études sur les effets de la Myothérapie montrent qu’en traitant les muscles uniquement, les douleurs disparaissent, mais que l’arthrose subsiste. Celle-ci n’est donc manifestement pas la cause des douleurs articulaires.

 

De plus, on sait depuis longtemps que l’immobilisation expérimentale d’une articulation chez un animal y provoque rapidement de l’arthrose (destruction du cartilage articulaire suivie de remaniements osseux), et ce, d’autant plus vite que l’articulation est fortement bloquée ou comprimée.

 

On peut donc penser que les contractures, qui bloquent et compriment de façon relative mais permanente l’articulation, auront à la longue les mêmes effets. Ce sont donc a priori les contractures musculaires qui seraient la cause aussi bien des douleurs et des limitations de mouvement que de l’arthrose, qui, elle, est cause de...rien.

 

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Est-ce la seule raison pour laquelle vous pensez que le problème est musculaire plutôt qu’articulaire ?

Non. En cas de douleurs articulaires, on constate souvent également une limitation du mouvement de cette articulation. Or ni douleur ni limitation de mouvement ne peuvent être dues à l’os ou au cartilage qui le recouvre : ils sont peu ou pas innervés, donc ne peuvent pas être responsables de douleurs. Leur structure favorise les mouvements par un glissement harmonieux des deux pièces osseuses qui forment l’articulation. Il faut d’ailleurs remarquer que même si ces os étaient un peu déformés ou le cartilage usé, cela n’empêcherait pas le mouvement.

 

L’autre élément important de l’articulation c'est le système musculaire. Par leur contraction réflexe les muscles protègent l’articulation en cas de choc. Cependant on constate souvent, quand le choc a été important, que la contraction réflexe ne cesse pas : c’est devenu une contraction involontaire permanente, ce qu’on appelle une contracture. En faire le diagnostic est très simple, les critères sont précis. Or un des symptômes de la contracture est la douleur, permanente ou intermittente, aggravée par la contraction ou l’étirement du muscle. Et comme celui-ci, par définition, traverse l’articulation, la douleur est souvent ressentie comme articulaire.

 

Ce qui importe surtout, c’est qu’un traitement s’adressant aux seules contractures guérit les 2/3 des douleurs articulaires – sans même compter les améliorations notables. C’est tout l’intérêt de la Brachy-Myothérapie. Aucune autre approche ne permet, à notre connaissance, de tels résultats, qui confirment la théorie purement musculaire.

 

Quelles sont les bénéfices de la Brachy-Myothérapie ?

Les maladies dues à des contractures sont nombreuses, surtout articulaires, mais si on n’attend pas la dernière minute pour les traiter elles guérissent en général en 5 à 10 séances de Myothérapie, qui traite spécifiquement les contractures musculaires.

 

Les premières indications sont bien sûr les douleurs articulaires, quelle que soit la partie du corps concernée (mal de dos, douleurs d’épaule, du cou, du genou, etc.), qu’elles soient isolées ou multiples, et quel que soit le nom qu’on leur a donné… y compris polyarthrite, spondylarthrite, algodystrophie, fibromyalgie, et bien sûr arthrose.

 

La Myothérapie obtient également d’excellents résultats sur les scolioses. Dans la plupart des cas elles se redressent.

La Brachy-Myothérapie offre enfin une possibilité de guérison complète des migraines. C’est très encourageant pour les très nombreuses personnes dont la vie est gâchée par ces maux de tête.

 

En savoir plus

L'activité du docteur Polak est basée dans le Gers. Pour plus d'informations : http://www.brachy-myotherapie.com/ Pour trouver un Myothérapeute près de chez vous : 05 62 66 82 82 (le matin) link

Par Mistral
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Je suis une femme ayant des valeurs, des passions et j'aime les partager !




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15712698_p.jpg  Chaque patient porte en lui-même son propre médecin !

 

  Nous donnons le meilleur de nous-mêmes lorsque nous permettons au médecin qui réside dans chaque malade, de se mettre au travail !

 

  Albert Schweitzer




  

 

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