Sur le cancer

Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 18:15

Aujourd'hui, sur 15 000 personnes concernées chaque année par des tumeurs au foie, seule une minorité peut bénéficier d'un traitement chirurgical. A Lyon, une nouvelle technique est en cours d'évaluation afin de pouvoir augmenter le nombre de patients pris en charge. Doctissimo fait le point sur cette méthode alternative très prometteuse.

 

Trop nombreuses ou mal localisées, les métastases hépatiques sont souvent difficiles d'accès pour les équipes chirurgicales. Si bien que seuls 10 à 20 % des patients concernés peuvent bénéficier d'une telle opération. Grâce à une nouvelle technique de destruction des tumeurs par ultrasons focalisés, l'équipe du Pr Michel Rivoire espère pouvoir doubler le nombre de patients opérables.

 

ultrasons-cancer-foie.jpg

 

Une technique moins agressive face aux tumeurs du foie

Le projet est d'utiliser des ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) pour détruire les métastases. Cette méthode innovante consiste à envoyer des ultrasons sur les tumeurs, afin de les échauffer et de détruire les cellules cancéreuses. "Cette approche est beaucoup moins agressive et beaucoup plus précise que l'ablation pure ou la brûlure (par le chaud ou le froid) des métastases, aujourd'hui utilisées" explique le Pr Rivoire, chirurgien cancérologue, directeur de l'Institut de chirurgie expérimentale du Centre Léon Bérard à Lyon*.

 

En effet, ces ultrasons sont focalisés avec une extrême précision sur la zone à atteindre et n'abîment pas les cellules saines entourant la métastase. Ce qui induit moins d'effets secondaires et moins de complications pour le patient. Mais ce n'est pas tout, cette technique très fine permet également aux chirurgiens d'avoir accès à des métastases jusque-là impossibles à opérer. "Potentiellement, cela signifie que grâce à cette méthode d'ultrasons focalisés, nous pourrions opérer deux fois plus de patients qu'aujourd'hui", se réjouit le Pr Rivoire. Après des essais en laboratoire, l'équipe a réalisé ses premières opérations sur l'homme.

 

HIFU et métastases du foie : des essais cliniques prometteurs

Actuellement en cours d'évaluation, la technique d'ultrasons focalisés est en essai de phase II. L'équipe du Pr Rivoire analyse actuellement l'efficacité de cette approche, comparée aux méthodes actuelles. Les résultats préliminaires sont sans appel. "Nous sommes très satisfaits des premiers résultats de cette évaluation, qui sont plus qu'encourageants. Les ultrasons sont très efficaces tout en étant très simples d'utilisation et moins agressifs pour les patients", observe le Pr Rivoire.

 

Aujourd'hui, la technique n'a été testée que sur une dizaine de patients, sur des zones du foie ensuite enlevées lors de l'opération. Cette évaluation extrêmement restrictive permet aux médecins de vérifier l'efficacité et l'innocuité de la technique, avant de l'élargir à un plus grand nombre de patients. Au vu de ces résultats très prometteurs, la méthode pourrait être validée et étendue assez rapidement, courant 2013.

 

Plus précise et moins agressive, cette technique offre un réel espoir pour les patients, et pas seulement pour ceux atteints de métastases hépatiques. En effet, cette technique, déjà utilisée contre le cancer de la prostate, pourrait être élargie à d'autres types de cancers (pancréas, sein).

 

Sarah Laîné -

* L'Institut de chirurgie expérimentale du Centre Léon Bérard (CLB) réunit le Département de chirurgie cancérologique du CLB, l'unité Inserm U556 et l'industriel EDAP TMS.

Par Mistral - Publié dans : Sur le cancer
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 14:09

• La consommation d’extraits de myrtille pourrait jouer un rôle dans la prévention du cancer du sein

 

MYRTILLE

 

 

Une étude prometteuse menée sur la souris a mis en évidence les bénéfices de la myrtille contre le cancer du sein. En effet, la consommation de ce fruit pourrait permettre de ralentir considérablement le développement de ce cancer.

 

Les chercheurs de l’institut de recherche Beckman, aux Etats-Unis, ont testé sur la souris l’efficacité de la myrtille pour lutter contre le cancer du sein. Durant l’étude, les souris ont reçu soit un régime alimentaire normal, soit un régime contenant 5 ou 10 % d’extraits de myrtille. Deux semaines après avoir commencé le régime, les souris ont reçu une injection favorisant le développement d’un cancer du sein.

 

Après 6 semaines d’observation, les auteurs ont mis en évidence que les régimes contenant 5 % et 10 % de myrtille étaient associés à des réductions de la taille des tumeurs, de 75 % et 60% respectivement.

 

Par ailleurs, il a été montré que la consommation de myrtille était associée à une réduction du risque de métastase.

 

Référence :

L.S. Adams, N. Kanaya, S. Phung, Z. Liu, S. Chen; Whole blueberry powder modulates the growth and metastasis of MDA-MB-231 triple negative breast tumors in nude mice. Journal of Nutrition, Volume 141, Pages 1805-1812.link

Par Mistral - Publié dans : Sur le cancer - Communauté : Alimentation et cancer
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 13:32

Le cancer du pancréas est rare avant l'âge de 50 ans. Il est diagnostiqué en moyenne à 69 ans chez les hommes et à 74 ans chez les femmes. Il est globalement deux fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Le point sur les facteurs de risque et les symptômes du cancer du pancréas.

 

Quels sont les facteurs de risque du cancer du pancréas ?

Le tabagisme multiplie par deux à trois le risque de cancer du pancréas. L'âge de survenue du cancer du pancréas est également plus précoce chez les fumeurs, d'une dizaine d'années.

 

L'alimentation : une alimentation riche en graisses animales et particulièrement en viande rouge tend à favoriser le développement d'un cancer du pancréas. À l'opposé, une alimentation riche en fibres peut constituer un facteur protecteur. Les caroténoïdes (bêtacarotène, lycopènes) semblent également être des pigments antioxydants protecteurs.

 

La pancréatite chronique (maladie inflammatoire du pancréas), surtout lorsque celle-ci est due à un alcoolisme.

L'hérédité : 10% des cas auraient une origine génétique.

 

Les symptômes du cancer du pancréas sont plutôt tardifs

En l'absence de test diagnostique, le cancer du pancréas est souvent dépisté trop tardivement, d'autant plus que les symptômes sont le plus généralement le reflet d'un stade avancé de la maladie. Par ailleurs, ils ne sont pas spécifiques :

Douleurs abdominales avec parfois irradiation dans le dos.

 

Perte de poids.

Ictère ou jaunisse (coloration anormalement jaunâtre de la peau, traduisant une rétention de la bile).

Picotement, prurit (dépôts de sels biliaires).

Augmentation du volume de la rate.

Hémorragies digestives.

Vomissements, parfois sanglants.

 

Les examens les plus utiles sont le scanner et l'IRM. La confirmation du diagnostic passera ensuite par la réalisation d'une biopsie pancréatique.

Quant au traitement, il repose sur la chirurgie à condition que la tumeur ne soit pas trop étendue. La chimiothérapie est également proposée.

Le pronostic de ce cancer est généralement peu favorable...link

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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 20:37

D’après la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, en 2003, le cancer aurait favorisé des troubles psychiatriques chez 47 % des patients, principalement des troubles de l’adaptation (39 %), des troubles dépressifs (12%) ou des réactions anxieuses (6%). Certaines études vont même jusqu’à parler de syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

 

Rescapés d’une mort certaine, ils ne parviennent plus à se sentir tout à

fait en vie. « Le syndrome de Lazare se rencontre après un cancer ou une

catastrophe qui a mis en jeu la vie de la personne », explique le Dr

Moley-Massol. C’est le syndrome du survivant. Il se caractérise par une

symptomatologie anxieuse et dépressive et se définit par une impossibilité

de renouer un lien harmonieux avec les autres, son environnement, son

existence. La personne est médicalement guérie, mais elle vit dans une

grande détresse émotionnelle. Plusieurs hypothèses sont posées autour de ce

syndrome, qui semblent se combiner dans la réalité. Le sujet guéri doit

réintroduire le monde des bien-portants, alors qu’il s’est pensé perdu, que

les autres ont pu le considérer comme pouvant mourir, et il ne reconnaît

plus sa place dans ce monde qu’il trouve changé. En réalité ce n’est pas

l’environnement qui a changé, mais lui-même.

 

Pour dépasser cette étape douloureuse, il devra parvenir à reconstruire une

autre image de lui-même et une nouvelle représentation de son avenir et de

sa relation aux autres ; c’est un travail de deuil, le deuil soi-même, qui

inclut à la fois le renoncement, mais aussi de façon positive, l’élaboration

et la reconstruction.

 

Le deuxième facteur qui intervient est ce que l’on pourrait appeler un

syndrome de sevrage par rapport au monde médical qui agit comme un véritable

substitut maternel. Le patient guéri n’est plus soumis aux soins, à

l’attention de l’équipe médicale. Il en ressent une forme d’abandon,

inconsciente, et une grande vulnérabilité.

 

Enfin la fin des traitements, c’est aussi le moment, où après la tension des

traitements, tout entièrement préoccupé par son corps, le malade s’autorise

à relâcher cette tension et c’est toute sa détresse contenue, sa souffrance

qui s’expriment.

 

Autant d’éléments qui font que le syndrome de Lazare ou la phase dépressive

qui accompagnent souvent la rémission ou la guérison doivent être décrites

au patient pour éviter qu’il ne culpabilise de vivre cette période de

désarroi alors qu’il devrait se « réjouir ». Il faut aussi l’expliquer aux

proches, car durant ces périodes, une incompréhension majeure peut

s’instaurer dans les familles entre le malade en réaction dépressive et

l’entourage qui préfèrerait ne plus entendre parler de la maladie ».

 

Mais c’est loin d’être aussi simple car là encore, la guérison n’est pas

l’oubli. « La maladie laisse toujours sa marque mais celle-ci peut devenir

une force quand elle mobilise les ressources les plus profondes du psychisme

du sujet, ses désirs et ses pulsions de vie. Et si guérir d’un cancer,

c’était renaître à soi-même en acceptant d’avoir traversé l’épreuve et d’en

être transformé ? », conclut-elle.

 

Car il y a une vie après le cancer. Ni tout à fait la même, ni tout à fait

une autre.

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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 11:04

Des chercheurs Français de l’Inserm ont découvert que l’expression d’un gène, Kindlin-1, serait un signe de développement de métastases pulmonaires, chez les femmes atteintes d’un cancer du sein. Ce gène serait donc à la fois un marqueur de risque et une cible pour de futurs traitements.

 

 Femme-fleur.jpg

 

 

 

De précédents travaux avaient déjà révélé 6 gènes caractéristiques du cancer du sein dont l’expression était susceptible de développer des métastases dans les poumons. Cette association a été validée pour un autre gène : le Kindlin-1. Ce gène était connu jusqu’à présent pour son rôle dans une maladie génétique (syndrome de Kindl, responsable notamment de boursouflures sur la peau et de photosensibilité).

 

Les études, menées sur des souris et des cellules humaines de cancer du sein, ont révélé que le gène s’exprimait davantage dans les tissus tumoraux, tous types de cancers confondus (côlon, vessie, etc), que dans les tissus sains. Chez l’animal, lorsque les chercheurs éteignaient ce gène, ils bloquaient la croissance tumorale et le développement des métastases pulmonaires.

 

Le gène Kindlin-1 pourrait donc non seulement servir de marqueur de risque de métastases pulmonaires mais aussi constituer une cible thérapeutique de choix dans la prévention des métastases pulmonaires chez les femmes atteintes d’un cancer du sein.

 

 

Source : Communiqué de l'Institut Curie et de l'Inserm, 7 septembre 2011.

"Role of the focal adhesion protein Kindlin-1 in breast cancer growth and lung metastasis", JNCI, vol. 103, n°17, p. 1-15, août 2011, résumé accessible en ligne .

 link

Par Mistral - Publié dans : Sur le cancer
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